Les 5 prompts que j’utilise pour les décisions que je continuais à éviter
Article publié en parallèle d’un post LinkedIn le 29 mai 2026.
La plupart de ce que je lis sur l’IA en entreprise parle de productivité. Coder plus vite, écrire plus vite, résumer plus vite.
Ce qui a vraiment changé ma façon de travailler, ce n’est pas ça.
C’est d’utiliser l’IA pour les décisions sur lesquelles je tournais en rond depuis des semaines. Celles où j’avais déjà à moitié décidé sans vouloir me l’avouer. Celles où je me disais « j’ai besoin de plus d’informations » alors qu’en réalité, il fallait juste me décider.
Voici les 5 prompts que j’utilise pour ça. Ils ne demandent aucune compétence technique. Vous pouvez les essayer ce week-end.
Je vous présente ces prompts sous la forme la plus utilisable, bien sur que avec Claude Code j’ai transformé cela en des compétences (skills).
Prompt 1 — Quand je fais des allers-retours sur quelque chose
Je bloque sur ça : [décrire].
Dis-moi quelle option j’ai déjà choisie émotionnellement en fonction de la façon dont je l’ai décrite.
Dis-moi quelle est l’hypothèse que je n’ai pas testée.
Dis-moi ce que je crains vraiment.
Ne me dis pas quoi faire. Fais juste en sorte que je le voie clairement.
C’est celui que j’utilise le plus.
La partie « quelle option j’ai déjà choisie émotionnellement » est celle qui fait basculer le prompt. La plupart du temps, je le sais déjà. L’IA me montre simplement que je le sais.
L’instruction « ne me dis pas quoi faire » est essentielle : sans elle, l’IA va vous donner sa recommandation, et vous allez soit l’accepter mollement, soit la rejeter — sans avoir avancé.
Prompt 2 — Quand j’évite une tâche
J’évite [décrire la tâche].
Ne me dis pas de la découper en étapes plus petites. Ne me motive pas.
Dis-moi ce que j’évite vraiment sous cette tâche. La peur, l’inquiétude, la chose précise que je ne veux pas affronter.
Ensuite, pose-moi une question qui pourrait débloquer la situation.
L’instruction « ne me motive pas » est essentielle.
Sans elle, l’IA part en coach de productivité, vous explique qu’il faut découper en étapes, gérer son énergie, faire des pauses pomodoro… Ce qui est exactement la mauvaise réponse quand on évite quelque chose pour des raisons émotionnelles.
Souvent, quand j’évite une tâche, ce n’est pas parce qu’elle est trop grande. C’est parce qu’elle me met face à une décision difficile, à une conversation tendue, ou à une vérité que je ne veux pas voir. L’IA, avec ce prompt, m’aide à le nommer.
Prompt 3 — Quand quelque chose ne va pas mais que je ne peux pas le nommer
Voici ce qui se passe : [décrire la situation].
Voici ce que j’en pense : [être honnête].
Je sens que quelque chose ne va pas mais je ne peux pas le nommer.
Aide-moi à comprendre sur quoi je réagis que je n’ai pas dit à haute voix.
Ne liste pas les options. Pose-moi une question précise.
Je l’ai utilisé le mois dernier dans une situation avec un client. La question que l’IA m’a posée était celle que j’évitais de me poser depuis trois semaines.
Ce qui marche dans ce prompt, c’est l’instruction « pose-moi une question précise ». Les listes d’options sont confortables (elles vous donnent l’illusion de progresser sans avoir à choisir). Une question précise vous oblige à répondre.
Prompt 4 — Quand je réfléchis trop à une petite décision
Je pense à [la petite décision] depuis [durée] et ça ne mérite pas autant d’attention.
Prends la décision pour moi. Choisis-en une. Dis-moi ton raisonnement en trois phrases. Ne fais pas de détour.
Si je résiste, c’est que je cache probablement quelque chose. Signale-le.
La phrase « si je résiste, c’est que je cache probablement quelque chose » est celle qui brise la boucle.
Elle élimine l’option de rester bloqué : soit vous suivez la recommandation de l’IA et vous avancez, soit votre résistance vous informe sur ce que vous cachiez. Dans les deux cas, vous sortez du sur-place.
Ce prompt est utile pour les décisions qui ne devraient pas être longues : choisir un prestataire, valider un titre de réunion, arbitrer entre deux propositions équivalentes. Quand vous les laissez traîner, c’est rarement pour la décision en elle-même.
Prompt 5 — Quand je dois faire face à quelque chose que j’évite d’examiner
Voici quelque chose dans ma vie ou mon travail que je continue d’éviter de regarder : [décrire].
Ne me console pas. Ne cherche pas à résoudre le problème.
Dis-moi ce que je vais probablement regretter de ne pas avoir fait dans six mois.
Dis-moi la version de moi-même que je respecterais à ce sujet.
Dis-moi le prix que je paie pour ne pas agir.
Ensuite, arrête. Je prendrai les choses en main à partir de là.
Celui-ci, je le réserve aux gros sujets.
Il n’est pas confortable. C’est pour ça qu’il marche.
L’instruction « ne me console pas » fait toute la différence : elle empêche l’IA de tomber dans le mode rassurant (« il est normal d’avoir des doutes, prenez votre temps ») qui vous laisserait exactement là où vous êtes.
Et l’instruction finale « ensuite, arrête » signale clairement que vous n’attendez pas un plan d’action. Vous attendez une mise au clair. Le plan d’action, c’est à vous de le construire après.
Ce que ces 5 prompts ont en commun
Trois éléments structurent ces prompts :
- Une description honnête de votre situation — sans embellir, sans dramatiser.
- Des interdictions explicites — « ne me motive pas », « ne me console pas », « ne liste pas les options ». Ces interdictions éteignent les réflexes par défaut de l’IA, qui vous proposerait sinon des réponses molles.
- Une demande de mise au clair, pas de solution. C’est ce qui change tout.
L’IA n’est pas votre conseiller. Elle est votre miroir cognitif.
Ce que ça change au quotidien
Avant, je passais beaucoup de temps à éviter ce genre de questions. Les semaines passaient, les sujets restaient.
Aujourd’hui, je prends 10 minutes pour passer un de ces 5 prompts. La plupart du temps, la décision se prend dans la foulée.
Pas parce que l’IA m’a dit quoi faire. Parce qu’elle m’a posé la bonne question.
C’est ça, l’usage de l’IA qui a vraiment changé ma façon de travailler. Et c’est aussi ça que je transmets le 11 juin, à des managers et des collaborateurs qui veulent dépasser l’usage récréatif de l’IA.
Avant la formation, un webinaire gratuit pour découvrir : « L’IA en PME : passer du chat à l’assistant » — mardi 2 juin 2026 à 10h, 45 min + 15 min de Q&A, replay envoyé.
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Cédric Delberghe est consultant et formateur en intelligence artificielle pour PME. Il accompagne dirigeants, managers et collaborateurs dans l’intégration opérationnelle de l’IA, avec un parti pris : amplifier les équipes humaines, pas les remplacer.
Notes de production
- Statut : draft (à relire par Cédric)
- Mots : ~1200 mots
- Temps de lecture : ~6 minutes
- Mot-clé SEO principal : “prompts décision IA dirigeant”
- Mots-clés secondaires : prompts management, IA décisionnelle, Claude leadership, ChatGPT pour managers
- Cross-pub : à publier en parallèle du post LinkedIn P6 (vendredi 29 mai 2026)
- CTA : 2 liens (webinaire + formation)
- Particularité : article très actionnable, à fort partage attendu (les 5 prompts copiables-collables)